La chronique de
Je Ne Suis Pas
Super Woman

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(L)IVRESSE 

21 mai 2022

 

Avez-vous déjà ressenti cette sensation ? Celle qui fait vibrer tout votre être. Celle qui vous fait vous sentir vivants ? Celle qui vous rend heureux, tout simplement ? 

Une sensation de légèreté, d’ébriété presque. Celle qui vous fait pousser des ailes. 


Quels sont les activités, les moments, les passions, qui vous animent et vous ensoleillent le cœur ? 


Eh bien, de mon côté, ce qui me fait planer, ça peut paraître bateau (ou devrais-je plutôt dire : « avion » ?), c’est la lecture. 


Hé oui, ce n’est peut-être pas très rock and roll, mais n’empêche, c’est la réalité. Quand j’ai le cafard, la seule virée shopping qui m’apaise, c’est de flâner dans les librairies, ou à la bibliothèque. En observant les étagères, mes joues rosissent, mon cœur bat la chamade. Les livres me donnent tantôt la banane, tantôt la pêche. Tout cela pourrait presque se terminer en salade de fruits, le côté « bonne poire » en moins 😜 


Déjà toute petite, j’adorais les histoires. Mes parents et mes sœurs me lisaient des contes, avant de m’endormir (ma sœur gardait d’ailleurs le volumineux recueil à portée de main, pour pouvoir me le lancer dessus si je ronflais, grinçais des dents, ou dormais les yeux grand ouverts — ce qui lui foutait un peu la pétoche). 


En primaire, j’étais plutôt portée sur les bandes dessinées, surtout les intégrales de Spirou, et puis l’élève Ducobu… En cinquième et sixième, je frissonnai avec délectation en découvrant les récits de la collection « Chair de Poule ». 


En secondaire, je goûtai aux joies des romans, que je n’avais pas osé ouvrir jusqu’alors. Jusqu’en quatrième secondaire, je considérais chaque livre comme un trésor. Les histoires m’emportaient loin… pour mon plus grand plaisir. (En cinquième secondaire, par contre, je compris qu’il existait aussi des livres particulièrement barbants ! Tous les goûts sont dans la nature… même en lecture !). 


Puis, ce furent les ouvrages de développement personnel qui se taillèrent la part du lion que j’étais. 


Les années passèrent… 


J’avoue, les réseaux sociaux, le sport, le boulot… ce n’était pas bon pour la lecture ! J’ai connu quelques périodes ou, en dehors des magazines féminins, je ne lisais pour autant dire rien… à part pendant les vacances. 


Heureusement, j’ai repris mes bonnes habitudes (et j’en ai abandonné d’autres… les séances intensives d’abdo, notamment. Question de priorité : il faut ce qu’il faut ! Mon ventre désormais plutôt mou n’a pas l’air de s’en plaindre, soit dit en passant). Pas un jour de la semaine ne s’écoule sans que je ne me plonge une ou deux heures dans un bouquin.  


Comme quand j’étais jeune — sans être vieille pour autant, c’est indéniable, je le suis moins qu’avant —, les livres m’emmènent loin. Mais il arrive aussi, de plus en plus fréquemment, que certains d’entre eux, au contraire, m’emmènent tout près, à la rencontre de moi-même. Ces romans-là sont autant de perles, autant d’antidépresseurs en papier, autant de psys bon marché (ou serait-ce dû à ma position de lecture, généralement allongée dans un canapé ?) à portée de page. Les livres ont ce pouvoir de m’emmener sur un petit nuage. Ceux qui me font rire à gorge déployée et qui, quelques pages plus tard, parviennent à m’émouvoir, voire à me faire pleurer, recueillent ma préférence, à cette période de ma vie. 


Je ne crois plus à la petite souris (j’espère d’ailleurs ne plus perdre de dent avant un certain temps), mais je crois toujours, dur comme fer, à la magie des livres. 


Et vous ? 

Dites-moi tout !